Le passé toujours présent 

 L’enfance est la meilleure période de la vie, et c’est pour cela que l’on essaye de revivre ces moments heureux, à chaque fois qu’on retrouve un objet ou une image qui nous rappelle notre enfance.

 Nous avons tous en mémoire une image de notre enfance qui nous accompagne, au moins par la pensée. Je me souviens de ces objets et jeux d’autrefois, quasiment disparus aujourd’hui, et qui conservent une place de choix dans le patrimoine de la Guadeloupe.

 En repensant à cette période de mon enfance en Guadeloupe, j’ai beaucoup d’images qui remontent à la surface. Je me souviens que nous n’avions pas de téléphone portable et encore moins de jeux vidéo, alors il fallait composer à partir de ce que nous avions sous la main pour concevoir  nos jouets très artisanaux, parfois aidé par un adulte ou un aîné.

 Nos jouets étaient fabriqués à partir de matériaux de récupération, boîtes en fer blanc, chutes de bois, pneus usagés, roulement à bille, etc… servaient à confectionner : Trottinette, Kabwa, Jespom, Toupie à ficelle et autres jouets.  La nature était notre terrain de jeu, et nous étions simplement heureux.

 Le dimanche était le jour du seigneur, on partait de bonne heure pour se rendre à la messe, c’était le jour le plus animé dans le bourg. Les marchands de fruits et légumes accouraient pour vendre leurs produits sur le marché, après avoir assisté à la messe.

A la tombée de la nuit, il arrivait souvent qu'un parent ou ami de la famille passe souhaiter le bonswa  « bonsoir »  et reste discuter sous la véranda

Les objets et les souvenirs sont les témoins de notre existence, alors je vous propose de faire un voyage en photos, un témoignage du temps qui passe…

 Le Gwo ka, musique traditionnelle de la Guadeloupe, pratiquée avec le Ka (tambour traditionnel), est un mode d’expression oral et corporel né en Guadeloupe au début du 18ème  siècle, durant la période de l’esclavage.

 Le Gwo ka n’est pas simplement de la musique, c’est l’alliance de la danse, du chant et de la musique. C’est un art de vivre qui anime la plupart des rassemblements populaires, comme le carnaval.

Coiffe traditionnelle, est un accessoire indispensable à la tenue traditionnelle créole. Autrefois la façon de nouer, en faisant apparaître différentes pointes ou nœuds, était chargée de significations galantes. Selon le nombre de pointes, on pouvait savoir si la femme était mariée, célibataire ou amoureuse.

La Fête des cuisinières est l’un des évènements incontournables du patrimoine culturel antillais. Elle est organisée chaque année par l’association des cuisinières de Guadeloupe, en l’honneur de Saint-Laurent, patron des cuisinières.

Les cuisinières sont vêtues de leurs plus belles robes traditionnelles, coiffes, madras et parées de leurs plus beaux bijoux. C’est une longue procession «haute en couleurs» des «cordons bleus» de la cuisine créole, qui défile dans les rues de Pointe-à-Pitre. Toutes les recettes sont réalisées avec des produits locaux, cuisinés à la mode d'autrefois, par ces ambassadrices de la cuisine créole.

La femme guadeloupéenne est une femme coquette, élégante, moderne et spontanée qui sourit à la vie. Elle sait varier ses choix en conjuguant tradition et modernité. Dans la société guadeloupéenne, on dit de la femme qu’elle est le « poteau mitan » de la famille, c’est-à-dire qu’elle est au centre du foyer, et c’est autour d’elle que tout s'organise et s'appuie.

La messe du dimanche. La religion chrétienne est omniprésente en Guadeloupe, ainsi qu’en témoignent les églises dans chaque commune.

 Le dimanche est le jour du Seigneur, c’est un jour très animé dans le bourg de la commune, et aussi l’occasion de sortir ses plus beaux habits « du dimanche ».

Les Bœufs-Tirants. Les concours de bœufs tirants qui existent exclusivement à la Guadeloupe, sont très prisés par les Guadeloupéens.

Chaque  parcours est chronométré par un arbitre qui compte le nombre de coup de fouet administrés qui est limité à douze. Au 13e coup, la charrette est immobilisée et seule la distance parcourue est prise en compte.

Le carnaval. Cette fête était un véritable exutoire pour les esclaves, l'opportunité de se défouler et tourner en dérision leurs maîtres à travers leurs habits. Ils mirent en place un carnaval spécifique en introduisant leurs cultures et leurs instruments de musique.

Aujourd’hui, il est sans conteste la plus grande fête de l’année, un moment à part dans la vie des Guadeloupéens.

Dés le début du mois de janvier, des groupes carnavalesques envahissent les rues, et offrent au public un spectacle mêlant costumes colorés, concours de beauté, défilés de chars, concours de musique et de chansons…), et chacun donne libre court à son imagination.

Le Jeu de dominos. Le domino est un jeu très prisé en Guadeloupe.  Autrefois, il était pratiqué par les nobles puis, au fil du temps, il a été popularisé au travers dans les buvettes où l’on y jouait pour de l’argent tout en buvant des « petits secs » (petit verre de rhum blanc). Avec la disparition des buvettes, le jeu de domino s’est introduit dans les foyers.

Toutes les occasions sont bonnes pour une partie entre amis, le week-end ou pendant les vacances, à l’occasion de la visite de la famille ou des amis, autour d’une petite table sous la véranda bien ventilée.

Le Tour cycliste de la Guadeloupe est  un immense succès populaire, et chaque année au mois d’août, il suscite un tel engouement, que beaucoup de guadeloupéens prennent leurs congés pour aller assister au passage de la course ou pour suivre les étapes à la télévision.

Ce sont des milliers de spectateurs qui se massent aux abords des routes pour encourager  les coureurs. Un succès qui ne se dément pas au fil des années.

On peut voir des familles entières vibrer pour leurs champions jusque dans la souffrance parfois perceptible de l'effort qu'ils fournissent. Le guadeloupéen Boris Carène est le dernier guadeloupéen à avoir remporté le Tour de Guadeloupe.

La Grenat, ainsi baptisée à cause de sa couleur,  est le surnom que l’on a donné à la mythique mobylette, qui a révolutionné la vie de toute une génération de Guadeloupéens. Elle offrait une grande liberté de déplacement sur les routes de campagne.

La Grenat servait à aller au travail à l’usine, à la messe du dimanche,  pour le travail des champs, pour transporter un membre de la famille, pour aller danser dans les bals et autres soirées galantes. La Grenat a eu un tel impact qu'elle était devenue le symbole d’un certain statut social pour une catégorie de la population guadeloupéenne, qui ne pouvait pas se payer une voiture.

Aujourd’hui, la Grenat n’est plus distribuée, et pourtant elle continue à sillonner les routes de la Guadeloupe en compagnie de quelques irréductibles qui roulent encore avec.

Elle est considérée comme une pièce de musée, qui fait partie du patrimoine de la Guadeloupe. C’est le témoignage d'une époque révolue !

Jouets traditionnels. Il y a quelques décennies, les jeux et jouets traditionnels étaient incontournables dans le quotidien des jeunes guadeloupéens. Les parents n’avaient pas les moyens d’acheter des jouets du fait de leurs prix trop élevés, alors les enfants  profitaient des bienfaits de leur terrain jeu favori «  la nature », pour rivaliser  d’imagination.

Il y avait notamment le Kabwa, une trottinette à l’ancienne, composée d’un plateau de bois montés sur roulements à billes avec un système de corde pour diriger, que nous utilisions autrefois pour dévaler les pentes abruptes.

Métiers artisanaux. L’artisanat est un secteur très dynamique, c’est le plus grand vivier d'emplois en Guadeloupe. Héritier d’une longue tradition, l’artisanat local crée des objets variés, vendus sur les marchés et autres lieux de chalandise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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